Session parlementaire
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Session de printemps, du 2 au 20 mars 2026
Le Conseil national
25.058 OCF. Redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations RPLP. Perfectionnement. Révision partielle LRPLPosition de la FER : La redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP)sera également perçue sur les camions à propulsion électrique à partir de 2029. Le Conseil fédéral entend ainsi garantir que le trafic lourd continue à supporter ses coûts et que l’encouragement du transfert du fret sur le rail se poursuive. Le Conseil fédéral peut prévoir une baisse des tarifs jusqu’en 2035.La CTT-N prévoit un délai de transition de douze mois pour adapter les tarifs. Ce délai est beaucoup trop court. En effet, les investissements dans le trafic des poids lourds s’inscrivent sur le long terme. Pour cette raison, notre Fédération ne peut soutenir ce projet que s’il est adapté :
Recommandation de la FER : |
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25.3713 Mo. Müller Damian. Mesures d’amortissement de la dette de l’AI envers l’AVSPosition de la FER : La motion demande au Conseil fédéral de créer une base légale pour rembourser les CHF 10 milliards de dette de l'AI envers l'AVS d'ici 2045 au plus tard, principalement par la réduction des dépenses, tout en évitant d'augmenter les contributions, et en renforçant la réinsertion professionnelle et la lutte contre les abus. Le Conseil fédéral espèrait que l’AI pourrait assainir ses finances seule, et ainsi rembourser sa dette à l’AVS. Malheureusement, les dernières projections révèlent une impasse. Les différents scénarios montrent qu’une réduction de la dette sans mesures concrètes est irréaliste, qu’il faut s’attendre à des déficits prolongés et qu’un résultat tout juste positif de l’AI est envisageable au mieux en 2033. L’AVS a des perspectives financières tout aussi moroses et le risque d’une double charge pour l’assurance menace : l’AI resterait endettée tandis que l’AVS dépendrait de financements supplémentaires. Notre Fédération maintient que la solution ne peut pas être trouvée dans les hausses de cotisations. Ces dernières alourdissent le coût du travail, avec des charges salariales touchant directement les employeurs et les salariés. Une réforme efficace doit viser les dépenses plutôt que les recettes et cela suppose une transparence accrue sur les flux financiers de l’AI – et au besoin, leur adaptation. Un plan de remboursement jusqu’en 2045, tel que demandé par cette motion, renforcerait la stabilité et l’équité intergénérationnelle. Augmenter les cotisations aujourd’hui pour combler un déficit futur serait irresponsable. Un assainissement progressif et durable protège les jeunes générations d’une double peine (augmentation des cotisations et conséquences d’une AI endettée, comme le durcissement de l’octroi des prestations, l’augmentation des refus et révisions ou encore la pression sur la réinsertion). La crédibilité des institutions sociales dépend de leur viabilité financière. Sans réduction de la dette, la confiance publique s’érode. Le Conseil des Etats a adopté la motion par 29 voix contre 9 et 3 abstentions lors de la session d’automne 2025. Par 16 voix contre 9, la CSSS-N propose d’accepter la motion sous une forme modifiée et demande que des mesures soient également examinées du côté des recettes, sans augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée ni des cotisations salariales. Un cadre légal clair pour un remboursement complet est donc essentiel. La FER vous propose d’accepter la motion 25.3713, qui offre une voie responsable et équitable pour l’assainissement durable de l’AI et le remboursement de sa dette à l’AVS. Recommandation de la FER : |
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26.3002 Mo. CSSS-N. Mesures contre les certificats médicaux de complaisance et lacunaires au détriment des employeurs et des assurances socialesPosition de la FER : La motion charge le Conseil fédéral de prendre toutes les mesures appropriées pour lutter efficacement contre les certificats médicaux de complaisance, mais aussi contre les certificats médicaux incorrects, lacunaires ou établis de manière négligente, afin de diminuer les charges injustifiées pour les employeurs et les assurances sociales et de favoriser une réinsertion rapide dans le monde du travail. Il est également question de lever le secret médical concernant le poste de travail. Cette mesure permettra ainsi aux employeurs et aux autorités de l’aide sociale d’adapter le poste de travail ou la réinsertion professionnelle. Le respect de la protection de la personnalité est primordial. Cependant, un certificat lacunaire peut retarder les adaptations de poste, créer des malentendus avec l’employeur et conduire à une reprise du travail trop rapide ou trop lente. Des informations complémentaires – telles que demandées par la présente motion – permettraient une meilleure protection de la santé du patient, notamment via un retour progressif adapté, des limitations fonctionnelles correctement décrites et des mesures de soutien appropriées. De telles mesures permettraient également de protéger la santé des équipes et la réputation des employés malades. En effet, en éliminant les absences injustifiées, on préserve ainsi l’équilibre de la charge de travail pour les autres, tout en garantissant la reconnaissance de l’état de santé de l’employé malade. Notre Fédération soutient la présente motion et vous demande donc de l’adopter. Recommandation de la FER : |
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23.462 Iv.pa. Grossen Jürg. Entreprises fédérales en concurrence avec le secteur privé. Clarifier les règles du jeuPosition de la FER : La présente initiative parlementaire traite d’une problématique qui est également présente au niveau cantonal : la concurrence du secteur public à l’encontre du secteur privé. Les deux conseils y ont donné suite, et il s’agit dès lors de concrétiser l’initiative par un avant-projet. Dans le cas présent, et à la suite de différentes auditions, les parlementaires ont choisi de se concentrer sur la Poste. La CER-N a proposé de travailler sur trois mesures : préciser le but de l’entreprise, renforce l’interdiction des subventions croisées et introduire une protection juridique pour les concurrents de la Poste, afin d’accroître la sécurité juridique. Pour notre Fédération, la proposition va dans le bon sens. Elle souligne toutefois que la problématique ne saurait s’arrêter aux activités de la Poste et qu’il s’agira également de traiter les cas évoqués de Swisscom et des CFF. Plus globalement, la problématique peut également se retrouver au niveau cantonal. Une étude commandée par la FER Genève à l’institut BAK economics met ainsi en avant les conditions cadre favorables du secteur public dans un contexte de concurrence avec le secteur privé, qui pénalise ce dernier, au niveau des marchés mais également au niveau de l’attractivité du personnel, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Un tel déséquilibre est de nature à fragiliser les entreprises de ce pays et d’affaiblir la volonté de former des entreprises. La FER soutient le projet. Recommandation de la FER : |
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Le Conseil des Etats
20.406 Iv.pa. Silberschmidt. Les entrepreneurs qui versent des cotisations à l’assurance-chômage doivent être assurés eux aussi contre le chômagePosition de la FER : L’initiative parlementaire Silberschmidt demande d’assouplir la loi en matière de chômage, de manière que les personnes ayant une position analogue à celle d'un employeur, et qui sont tenues de verser des cotisations à l'assurance-chômage, aient le même droit aux indemnités que les autres employés ou, le cas échéant, qu’elles puissent être libérées de l’obligation de cotiser. Lors de la procédure de consultation, la FER a relevé qu’il n’était pas acceptable, du point du vue du principe de l’assurance, qu’une personne tenue de cotiser ne puisse avoir accès aux prestations. Elle se prononce donc en faveur d’une modification de la loi. La position d’une personne ayant une position assimilable à celle du chef d’entreprise n’est pas la même que celle d’un salarié ordinaire, qui n’a pas d’influence sur les décisions de l’employeur. Or, leurs devoirs – celui de cotiser à l’assurance-chômage – sont identiques, sans que leurs droits ne soient automatiques. Il serait dès lors justifié d’assouplir leurs droits aux prestations, sous réserve de conditions en lien avec leur situation particulière. Le Conseil national a adopté (par 121 voix contre 65) le projet de mise en œuvre de l’initiative élaboré par sa commission. Ce projet vise à accélérer l’accès aux indemnités de chômage pour les personnes ayant une position analogue à celle d’un employeur, qui versent des cotisations à l’assurance-chômage. Ces indemnités seront soumises à certaines conditions. Les entrepreneurs auront un délai d’attente supplémentaire de 20 jours et toucheront 70% du gain assuré. Le Conseil fédéral a souligné les risques d’abus qui pourraient découler de la position particulière de ce type d’assuré. Même si des moyens de contrôle existent et devraient permettre de limiter ce risque, c’est dans ce souci que le Conseil des Etats a renvoyé l’objet à sa commission en lui demandant de procéder à une analyse d’impact de la réglementation (AIR). Après consultation des résultats du rapport AIR, la CSSS-E donne maintenant sa préférence (par 8 voix contre 0 et 3 abstentions) au modèle prévu dans l’AIR (ne plus être employé par l’entreprise et y avoir été employé pendant au-moins deux ans ; l’entreprise doit être en liquidation). Elle maintient le délai supplémentaire d’attente décidé par le Conseil national, tout comme l’indemnité journalière qui doit s’élever à 70% du gain assuré (80% en cas d’obligations d’entretien envers des enfants). Les modifications apportées par la commission sont acceptables du point de vue de notre Fédération. Le projet maintient son objectif de permettre à une personne tenue de cotiser d’avoir accès aux prestations, tout en veillant à maintenir des garde-fous pour protéger le système d’éventuels risques d’abus. La FER vous recommande donc d’accepter la proposition de votre commission. Recommandation de la FER : |
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25.066 OCF. Accord de libre-échange entre les Etats de l’AELE et la Thaïlande 25.070 OCF. Accord de libre-échange entre les Etats de l’AELE et le Kosovo 25.084 OCF. Accord de libre-échange entre les Etats de l’AELE et l’UkrainePosition de la FER : Au vu de la taille de son marché intérieur, la prospérité de la Suisse dépend en grande partie des échanges commerciaux de biens et de services ainsi que des investissements internationaux. Un accès facilité aux marchés étrangers est dès lors indispensable. Les accords de libre-échange (ALE) permettent de garantir aux entreprises suisses un accès aux marchés internationaux au moins équivalent à celui dont bénéficient leurs principaux concurrents. Il est donc nécessaire de moderniser et de développer le réseau d’ALE qui sont normalement conclus dans le cadre de l'Association européenne de libre-échange (AELE). L’ALE avec la Thaïlande renforce la compétitivité de l’économie suisse sur le marché thaïlandais, l’un des principaux partenaires commerciaux de la Suisse en Asie du Sud-Est. Il réduit le potentiel de discrimination par rapport aux acteurs économiques des pays qui disposent également d’un ALE avec la Thaïlande ou qui, comme l’UE, négocient actuellement un tel accord. Grâce à cet accord, 99,7 % des exportations actuelles de la Suisse vers la Thaïlande bénéficieront d’allégements douaniers (parfois à l’issue de périodes transitoires). L’accord avec le Kosovo réduit le potentiel de discrimination par rapport à l’UE, qui a conclu avec le Kosovo un accord de stabilisation et d’association instaurant notamment une zone de libre-échange bilatérale. L’accord améliore la sécurité juridique et la prévisibilité pour les entreprises suisses. L’ensemble des exportations suisses actuelles vers le Kosovo seront exemptées de droits de douane (parfois à l’issue de périodes transitoires). Avec l’ALE modernisé avec l’Ukraine, la Suisse renforce la compétitivité de son économie sur le marché ukrainien. L’Ukraine est un partenaire important de la Suisse en Europe de l’Est, avec un commerce bilatéral de marchandises qui n’a cessé de croître jusqu’au début de l’agression militaire russe en 2022. L’accord actualisé remplace l’accord de libre-échange en vigueur depuis 2012, pour combler des lacunes dans plusieurs domaines. Notre Fédération vous demande de suivre la CPE-E qui a approuvé à l’unanimité ces trois accords. Recommandation de la FER : |
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25.4666 Mo. Regazzi. Pour une meilleure sécurité des petits colis et contre la concurrence déloyale envers les PME suissesPosition de la FER : Chaque jour, ce sont des centaines de milliers de petits colis en provenance d’Asie qui arrivent en Suisse. Face à l’ampleur du phénomène, les services de douane sont dépassés et ne sont plus en mesure d’assurer le niveau de contrôle attendu. Nombre de ces colis contiennent des produits non conformes à la réglementation stricte imposée aux PME suisses et représentent un risque réel pour la sécurité et la santé des consommateurs. Ces produits non conformes, qui échappent aux contrôles, pénalisent également grandement les entreprises locales. Ces dernières sont soumises à des normes exigeantes et à des coûts logistiques élevés, subissant ainsi une pression injustifiée face à ces produits importés. Il est indispensable de remédier à cette situation en donnant aux services de douanes les moyens de mettre en place un système de contrôle renforcé à l’importation. Ce dispositif va permettre un vrai contrôle du respect des exigences en matière de qualité et de réglementation. Les ressources nécessaires à ces contrôles pourront être assurées via une petite contribution sur les colis concernés, intégrée de manière équitable dans la procédure douanière. Notre Fédération vous recommande d’adopter cette motion. Recommandation de la FER : |
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25.4776 Mo. Würth. Plateformes étrangères de commerce en ligne. Instaurer la transparence sur les produits interdits en SuissePosition de la FER : Chaque jour, ce sont des centaines de milliers de petits colis en provenance d’Asie qui arrivent en Suisse. Nombre de ces colis contiennent des produits non conformes à la réglementation stricte imposée aux PME suisses et représentent un risque réel pour la sécurité et la santé des consommateurs. Cette motion vise à soumettre les plateformes étrangères de commerce en ligne à un étiquetage clair, afin que les consommateurs soient en mesure de réaliser s’ils achètent des marchandises dont l’importation est interdite en raison des risques pour la sécurité, la santé et l’environnement. En demandant davantage de transparence, cette motion permet également de remédier à des distorsions de la concurrence au détriment des prestataires qui se conforment aux règles, tout en rétablissant la confiance dans la validité des normes existantes. Notre Fédération vous recommande donc d’adopter cette motion. Recommandation de la FER : |
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25.300 Iv.ct. NE. Introduction d’un congé parental fédéralPosition de la FER : L’initiative demande l’introduction d’un congé parental au niveau national ou, à défaut, de produire les bases légales permettant aux cantons la mise en œuvre de congés parentaux. On peut comprendre le souhait des parents de disposer de plus de temps à consacrer à leur nouveau-né. Notre Fédération avait ainsi soutenu à Genève le principe d’un tel congé, tout en soulignant l’inconstitutionnalité potentielle d’une telle mesure au niveau cantonal. Les faits lui avaient d’ailleurs donné raison. Notre Fédération tient aux fondamentaux du fédéralisme. Pour cette raison, elle soutient le principe d’un congé parental cantonal, mais pas celui d’un congé parental fédéral. En revanche, la FER est prête à faire preuve de souplesse s’il s’agit de valider un principe permettant ensuite aux cantons d’envisager une solution à leur niveau. Et c’est chose faite avec la révision de la LAPG, mise sou toit par le Parlement à la session d’hiver 2025. La FER estime donc que l’objectif est atteint et qu’il n’est pas nécessaire d’avancer avec cette initiative cantonale. Elle vous propose de ne pas donner suite. Recommandation de la FER : |
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25.4657 Mo. Schmid Martin. Soumettre l’initiative boussole au vote du peuple avant les nouveaux accords avec l’Union européennePosition de la FER : Le droit en vigueur établit déjà de manière claire et contraignante la coordination entre initiatives populaires et référendums. Modifier cette pratique créerait une insécurité procédurale et politiserait inutilement un calendrier que le droit règle précisément. Par ailleurs, l’initiative « Boussole », qui vise à étendre le référendum obligatoire à un large éventail de traités internationaux, ferait naître de fortes incertitudes juridiques, notamment concernant la définition des « dispositions normatives importantes » et l’application de la clause transitoire. Cette insécurité affaiblirait la stabilité des relations bilatérales avec l’UE et ralentirait la conclusion d’accords internationaux, un désavantage sérieux pour une économie suisse ouverte et fortement exportatrice. Jusqu’ici, toutes les tentatives similaires ont été rejetées par le peuple et les cantons : rien ne justifie de remettre en cause cette cohérence institutionnelle. A un moment où la Suisse doit consolider ses liens avec son principal partenaire économique, ajouter de l’incertitude serait contre-productif. Les initiant ne s’en cachent pas : leur objectif est de rendre plus difficile, voire impossible, l’adoption du paquet d’accords Suisse‑UE. Cela va clairement à l’encontre des intérêts de la Suisse, de ses entreprises, de ses hautes écoles et de ses emplois. La prospérité de notre pays repose sur des relations bilatérales solides et stables. Par conséquent, pour préserver la stabilité institutionnelle, l’efficacité de la politique extérieure suisse et les intérêts économiques du pays, notre Fédération vous recommande de rejeter cette motion. Recommandation de la FER : |
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25.4671 Mo. Regazzi. Pour une égalité de traitement envers les distributeurs suisses, stop aux avantages commerciaux pour les plateformes étrangèresPosition de la FER : Chaque jour, ce sont des centaines de milliers de petits colis en provenance d’Asie qui arrivent en Suisse. Face à l’ampleur du phénomène, il est aisé de comprendre que les commandes passées par les consommateurs sont principalement motivées par des réflexions financières. Les prix affichés sont la preuve que ces plateformes étrangères, en particulier chinoises, ne doivent pas supporter les mêmes frais de transport que ceux auxquels sont soumis les entreprises suisses. Actuellement, des tarifs inégaux décidés par l’UPU favorisent les entreprises asiatiques, notamment chinoises. Aujourd’hui, un petit colis envoyé de Shanghai à Zürich coûte moins cher qu’un colis expédié de Berne à Zürich. Cette situation est intenable pour les commerçants suisses et ce n’est plus acceptable. Il s’agit d’une barrière à la libre concurrence, car une telle différence n’est plus justifiable par un principe d’équité. Il faut maintenir une saine concurrence sur le marché suisse et le moment est venu d’harmoniser les conditions pour les commerçants suisses et les plateformes étrangères en matière de petits envois. La Poste suisse doit donc revoir les formats et les frais de port pour les petits envois. Notre Fédération vous recommande donc d’adopter cette motion. Recommandation de la FER : |
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25.3424 Mo. CSSS-E. Rendre plus attrayante dans l’AVS la poursuite volontaire du travail après l’âge ordinaire de la retraitePosition de la FER : La motion charge le Conseil fédéral d’inclure dans la prochaine révision de l’AVS plusieurs mesures afin d’encourager la poursuite du travail après l’âge ordinaire de la retraite. Nombre de secteurs de l’économie font face à une grave pénurie de main-d’œuvre et la tendance ne va pas vers une amélioration. D’autre part, l’évolution démographique pose des défis majeurs à la prévoyance vieillesse en Suisse. Il est donc souhaitable pour l’économie que les professionnels qualifiés et expérimentés soient motivés à prolonger leur activité au-delà de l’âge ordinaire de la retraite. Des avancées ont été réalisées en matière d’assouplissement de l’âge de la retraite dans le cadre de la réforme AVS 21. Elles contribuent ainsi à rendre plus attrayante la poursuite volontaire du travail après l’âge ordinaire de la retraite, tout comme le renforcement des incitations financières à poursuivre une activité. Dans le même esprit, il convient également de réduire les incitations à un départ anticipé. Les mesures proposées par la motion, à savoir augmenter le supplément de rente en cas d’ajournement de la rente et à maintenir ou augmenter le taux de réduction de la rente en cas d’anticipation de la rente contribuent à y parvenir. Le Conseil national a adopté la motion lors de la session d’hiver 2025. Les mesures prévues par ce projet créent des incitations efficaces qui viennent renforcer l’AVS sans imposer de charges supplémentaires aux jeunes générations. Ces mesures renforcent la responsabilité individuelle, favorisent le marché du travail et contribuent de manière substantielle à la stabilisation de la prévoyance vieillesse. Notre Fédération soutient la proposition de prendre des mesures visant à encourager la poursuite de l’activité professionnelle après l’âge ordinaire de la retraite. Elle est même d’avis que ces mesures devraient être prises indépendamment de la réforme de l’AVS 2030. Recommandation de la FER : |
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25.068 OCF. « De l’électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout) ». Initiative populaire et contre-projet indirectPosition de la FER : Avec le contre-projet indirect à l’initiative populaire « Stop au blackout », le Conseil fédéral souhaite adapter la loi sur l’énergie nucléaire pour lever l’interdiction de construire de nouvelles centrales. Le fonctionnement et la compétitivité des entreprises sont directement liés à un approvisionnement en électricité sûr, fiable et financièrement abordable. Dans la perspective d’un avenir énergétique décarboné et renouvelable, notre Fédération fait appel à un mix énergétique aussi varié que possible en vue d’assurer l’approvisionnement en électricité du pays, particulièrement en hiver. Si le développement des énergies renouvelables doit rester la voie prioritaire, il est indispensable de faire preuve d’ouverture technologique. Car les conditions-cadres de l’approvisionnement en énergie ont changé depuis la décision populaire de 2017 d’abandonner progressivement l’énergie nucléaire. Comme relevé par la CEATE-E : avec ce contre-projet indirect, il est question de créer la condition de principe permettant la levée de l’interdiction technologique. Le contre-projet peut contribuer dans une large mesure à garantir l’approvisionnement en électricité à long terme. Elle propose d’ailleurs son adoption par 10 voix contre 2 et 1 abstention. Notre Fédération partage cet avis. Elle vous demande donc d’accepter ce contre-projet et de suivre toutes les propositions de la majorité de la CER-E. Recommandation de la FER : |
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24.3209 Mo. Juillard. Construire une infrastructure numérique souveraine en Suisse à l’ère de l’intelligence artificiellePosition de la FER : La motion charge le Conseil fédéral de proposer une révision de la législation pour que la Confédération puisse développer, cofinancer, piloter et superviser une infrastructure numérique souveraine (comprenant un service de cloud et une plateforme d’échange isolée) en partenariat avec les cantons, les instituts de recherche et le secteur privé. Le Conseil fédéral propose de rejeter cette motion, estimant que la législation actuelle et des travaux en cours répondent déjà aux préoccupations avancées par cette motion. Notre Fédération est consciente que des travaux de fond sont réalisés par l’administration fédérale et que des mesures en la matière sont en cours. Toutefois, elle se rallie à l’avis de la CPS-E et estime qu’il est encore nécessaire d’entreprendre des travaux législatifs afin d’assurer la souveraineté numérique de la Suisse. La dépendance technologique place l’administration et les entreprises dans une situation de vulnérabilité (clients captifs dans les faits, risques juridiques). Une infrastructure numérique souveraine réduit l’incertitude juridique, renforce l’autonomie stratégique, répond aux cybermenaces. Pour l’économie, cela signifie notamment réduction des pertes financières, protection de la propriété intellectuelle, continuité des activités, consolidation de la compétitivité économique et de l’innovation. La FER partage la nécessité d’éviter un monopole public, mais considère que la motion doit être interprétée comme la création d’un socle souverain optionnel, complémentaire aux offres privées, à gouvernance partagée et interopérable, au service en priorité des besoins des PME et de l’industrie. Notre Fédération vous recommande donc de suivre l’avis de la CPS-E et d’adopter cette motion, tout en relevant la nécessité d’un pilotage agile et d’une collaboration maximale avec les acteurs privés. Recommandation de la FER : |
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24.096 OCF. Loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail. Modification (Extension de salaires minimaux inférieurs aux salaires minimaux cantonaux)Position de la FER : Le partenariat social est ancré dans l’ADN de la Suisse et a démontré de nombreuses vertus. Capital dans la gestion du marché du travail, il est un élément fondamental de la stabilité de notre pays, ainsi qu’un garde-fou à l’étatisation de notre marché du travail. Notre Fédération est donc particulièrement attachée au dialogue social. Elle relève que dans nombre de cantons et régions ayant déjà adopté un salaire minimum, une clause excluant de ce minima étatique les accords entre partenaires a été introduite. Cela participe à la reconnaissance de la contribution du partenariat social aux conditions de travail élevées de notre pays. La FER salue la décision du Conseil national, par 109 voix contre 76, de faire primer les conventions collectives de travail étendues sur les salaires minimaux cantonaux. Cette décision valorise le partenariat social, élément clé du modèle économique et social suisse. Ce modèle participe à la confiance des citoyens dans l’ouverture de la Suisse, essentielle au bon fonctionnement de notre économie. Il prend une dimension particulière dans le contexte actuel, en lien avec la consolidation de la voie bilatérale. Comme le Conseil national, la CER-E souhaite (par 10 voix contre 3) inscrire dans la loi que les salaires minimaux fixés dans les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire (CCT étendues) prévalent sur les salaires minimaux légaux cantonaux. Elle trouve important que les CCT étendues l’emportent afin de lutter contre la fragmentation croissante du travail et de protéger le partenariat social de l’érosion. Dans le même temps, les cantons qui ont déjà décidé que leurs salaires minimaux prévalaient (Genève et Neuchâtel), devront toutefois pouvoir maintenir ce principe. Notre Fédération vous recommande de suivre la CER-E. Recommandation de la FER : |
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25.4400 Mo. CER-E. Augmentation stratégique de l’attractivité de la place économique suisse dans le contexte de l’imposition minimalePosition de la FER : Avis en cours de préparation. Mise à jour à venir. Recommandation de la FER : |
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24.073 OCF. Mise en œuvre et financement de l’initiative pour une 13e rente AVSPosition de la FER : Dans l’objectif de garantir un financement rapide et viable de la 13e rente AVS, la CER-E maintient le principe d’une solution de financement mixte. La commission souhaite un financement combinant augmentation des cotisations salariales et de la TVA. La FER déplore cette décision qui pénalise les salariés. Notre Fédération s’est toujours prononcée en faveur d’un financement exclusif par un relèvement de la TVA de 0,7 point de pourcentage. Ce mode de faire à l’avantage de ne pas alourdir le coût du travail, déjà élevé dans notre pays, et de faire participer également les bénéficiaires de la mesure à son financement. Il s’agit de voter rapidement ce financement. Le Parlement devra se prononcer dans les prochains mois sur une réforme plus globale de notre premier pilier, en vue d’assurer sa pérennité à moyen et long terme. La présente augmentation doit donc être limitée dans le temps, dans l’attente de cette refonte globale. La minorité de la commission entend financer la 13e rente par un relèvement de la TVA de 0,7 point de pourcentage limité dans le temps et de limiter cette augmentation à la fin 2033. La FER vous demande de suivre la minorité de la CER-E. Recommandation de la FER : |
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24.078 OCF. Modification de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants (Adaptation des rentes de survivants)Position de la FER : Avis en cours de préparation. Mise à jour à venir. Recommandation de la FER : |
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24.3004 Mo. CSSS-N. Suppression des rentes pour enfants et augmentation simultanée des prestations complémentaires pour les parents avec obligation d’entretienPosition de la FER : Avis en cours de préparation. Mise à jour à venir. Recommandation de la FER : |
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